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Le Blog Emploi Challenge

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mercredi, 14 décembre 2005

Tri informatique obligatoire pour les demandeurs d'emploi

Dès le printemps 2006, les personnes à la recherche d'un emploi feront l'objet d'un profilage informatique. L'Assédic déterminera, via un logiciel, leur capacité à trouver rapidement ou non un emploi. 


« Selon l'ordinateur, vous effectuerez le parcours de recherche d'emploi numéro un. » Voilà une phrase à laquelle devront peut-être bientôt s'habituer les personnes au chômage. A partir du printemps prochain, un logiciel de profilage des demandeurs va, en effet, être utilisé par l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) pour déterminer s'ils sont « employables » rapidement ou s'ils présentent un risque de chômage de longue durée. Cette fiche informatique indiquera leur parcours et l'aide qu'ils recevront dans leur recherche d'un travail.

Ce tri des personnes sonnera comme une petite révolution. De fait, c'est l'Assédic, jusqu'ici uniquement en charge de l'assurance chômage, qui effectuera ce profilage pour le compte de l'ANPE. A partir d'une liste très vaste de critères, comme les diplômes, les métiers exercés, le sexe, l'âge ou la nationalité, le logiciel dira si la personne devra suivre un parcours 1, 2 ou 3, selon qu'elle est en position de trouver très vite un emploi, qu'elle doit se former, ou qu'elle se trouve loin du monde professionnel.

L'ANPE prendra ensuite le relais et validera ou non ce diagnostic par un entretien personnalisé. Le parcours définitif sera alors fixé, dans le cadre du suivi désormais mensuel des demandeurs d'emploi. Les personnes en parcours 1 auront droit, par exemple, les trois premiers mois, à un entretien chaque semaine, à l'ANPE ou à l'Assédic. Les demandeurs en parcours 3, eux, seront reçus une fois par mois, puis pris en charge par des partenaires privés de l'ANPE au bout d'une certaine période.

Les syndicats méfiants

Pour Adecco, spécialiste du travail temporaire, cet outil de tri est logique. « Nous avons aussi des processus informatiques, pour rapprocher l'offre et la demande. Nous nous servons de nombreux critères comme l'aspiration du demandeur, l'expérience, la formation, les compétences..., indique Tristan d'Avezac, responsable des relations extérieures d'Adecco. Dans le cas de l'Assédic et de l'ANPE, l'ordinateur ne décide pas de tout. Il y a une intervention et un accompagnement humains, comme chez nous. Quand les sites d'emploi sur Internet sont apparus, certains y voyaient un danger pour les agences que nous sommes. Les choses ne sont pas si simples que ça pour être réglées de façon mécanique. »

Mais la mise en place d'un tel outil n'est pas sans provoquer des interrogations, notamment au sein des syndicats, qui redoutent un encadrement trop rigide. « Ce qui nous gêne, c'est le côté froid, mécanique de cette solution, considère Loïc Barboux, secrétaire général adjoint de Force ouvrière ANPE. De plus, l'ANPE est un service public, ouvert à tous. Cela nous choque qu'on utilise des critères personnels comme la nationalité, l'âge ou le sexe. Nous ne souhaitons pas les utiliser dans l'entretien individuel à l'ANPE et nous réagirons si c'est le cas. »

Selon Loïc Barboux, le logiciel, qui a déjà été testé dans plusieurs villes (Orléans et Saint-Cyr-sur-Loire, par exemple) pour les métiers du bâtiment, fait apparaître des erreurs de diagnostic. « Le taux d'erreur s'établit dans certains cas à 15 % », précise Loïc Barboux. Le Journal du dimanche, qui a révélé l'existence du logiciel, évoque jusqu'à 50 % de difficultés. « Pour les agents ANPE, il est délicat ensuite de dire à quelqu'un qui avait le profil 1, et qui s'attend donc à retrouver un emploi rapidement, qu'il a plutôt, après entretien, un profil 2, plus problématique. La déception peut alors être très forte », conclut Loïc Barboux.

Guillaume Deleurence, 01net.

Si je résume c' est une machine qui va prédire en gros combien de temps cela prendra pour trouver un poste...
Est ce qu'une machine tiendra compte de tous les paramètres... Si elle ne les prend pas tous en compte, elle a toutes les chances de se planter... Il y a aussi un risque: les voies de garages

vendredi, 09 décembre 2005

Un peu d'humour....Vive l'ANPE !

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De façon plus sérieuse: L'économie française freinée par le piratage logiciel

Piratage Depuis des années, la Business Software Alliance tire régulièrement la sonnette d'alarme sur le piratage de logiciels dans le monde, et en France en particulier. Le rapport 2005 n'apporte guère de surprise. Selon cette étude, réalisée en partenariat avec le cabinet d'études IDC, « une baisse de 10 points du taux de piratage de logiciels en France – passant de 45% à 35% - permettrait de créer près de 30.000 nouveaux emplois, de contribuer à hauteur de 13,7 milliards d'euros à la croissance économique et l'Etat y gagnerait 4,5 milliards d'euros en recettes fiscales. Selon IDC, cette baisse permettrait un bond de la croissance du secteur informatique national, qui passerait de 27% à 36% d'ici à 2009, portant ainsi le poids total de cette industrie à 58 milliards d'euros.

Qui dit croissance, dit embauche, alors à vous de réflechir...

mercredi, 07 décembre 2005

Wikipedia Crédible ?

Wi Au mois d'octobre, je vous faisais l'éloge de la nouvelle et première encyclopédie collaborative gratuite en ligne Wikipedia.  La crédibilté de Wikipedia est remise en question. Mais par où vient le scandale ?

La publication de propos diffamatoires aux Etats-Unis a porté un coup à la réputation de l'encyclopédie. Le site promet de mettre en oeuvre des mesures préventives. Mais qui paraissent inadaptées face à des actes de vandalisme. Ci dessous un excellent article qui relate les faits:

L'encyclopédie collaborative Wikipedia traverse depuis quelques semaines une zone de turbulences préoccupante. La dernier dérapage en date concerne la publication, aux Etats-Unis, de propos diffamatoires sur la personne de John Seigenthaler, directeur éditorial et fondateur du quotidien américain USA Today et ancien conseiller de Robert Kennedy, assassiné en 1968. Il y a quelques semaines, Jens Stoltenberg, le premier ministre norvégien, s'est retrouvé quant à lui accusé de pédophilie et d'avoir séjourné en prison pour son crime. Au mois d'octobre, déjà, Jimmy Wales, le co-fondateur de Wikipedia, avait avoué que certains des articles publiés sur le site pouvaient être partiellement voire totalement inexacts.

Dans un article publié la semaine passée dans USA Today, John Seigenthaler explique que les pages relatives à sa biographie sur le site Wikipedia ont subi des modifications, lesquelles laissaient clairement entendre qu'il avait été suspecté non seulement dans l'assassinat de Robert Kennedy, mais également dans celui de son frère John Fitzgerald Kennedy. Par ailleurs, la « nouvelle » biographie indiquait que John Seigenthaler avait vécu 13 ans dans l'ex-Union soviétique. L'ensemble est resté en l'état pendant plusieurs mois avant que le délit ne soit découvert et les propos diffamatoires supprimés.

Ce nouvel accroc fait tache. Et ce d'autant plus que Wikipedia est devenu une sinon « la » référence en matière de connaissance en ligne. Le trafic de l'encyclopédie libre et gratuite a en effet bondi de 154% en un an, selon les chiffres publiés par la société d'études Hitwise. Wikipedia constitue désormais la première source de recherches de références aux Etats-Unis, devant des sites comme Dictionnary.com ou Answers.com. Sur des sujets d'actualité « chaude » tel celui du retrait des colons de la bande de Gaza, elle a pulvérisé l'audience de ses concurrents Google News, Yahoo News ou BBC News en captant plus de 22% des requêtes. Cette gigantesque salle de rédaction virtuelle comprend aujourd'hui plus de 350.000 rédacteurs qui participent à la création ou la retouche de quelque 2 millions d'articles et d'informations rédigées dans plus de 25 langues.

Mais voilà, la nature même de Wikipedia rend son fonctionnement et par là même sa crédibilité particulièrement fragile. Pour Florence Devouard, vice-présidente de Wikimedia France, ce problème a pris une dimension d'autant plus préoccupante que les contenus de Wikipedia sont repris par plusieurs centaines de sites miroirs, indépendants, et dont les mises à jour s'effectuent avec un temps de décalage. Or certains sujets ou thèmes font l'objet de réécritures pirates. « Chercher la personne responsable d'un tel acte de vandalisme n'est pas une chose facile dans la mesure où la quasi totalité des utilisateurs signent d'un pseudonyme. On ne peut pas facilement identifier une personne à partir d'une simple adresse IP ». Au-delà des faits, cette affaire repose une nouvelle fois la question de savoir qui est responsable : celui qui publie des propos erronés, infamants ou celui qui héberge le serveur ?

« Le problème est manifeste et les solutions difficiles à adopter », admet Florence Devouard qui met en avant deux nouvelles mesures de défense. La première, actuellement en test, permettra à une équipe de valider un article grâce à un système de notation quant à la qualité rédactionnelle, éthique… « L'idée, à terme, serait qu'un article repris par les sites miroirs soit totalement validé », explique Florence Devouard. La seconde mesure concerne l'obligation pour le rédacteur à citer ses sources. Un protocole déjà mis en place depuis plusieurs semaines sur le site en langue anglaise. Par ailleurs, Jimmy Wales, a annoncé lundi que la création d'articles sera désormais réservée à des personnes dûment enregistrées. Mais les modifications ultérieures pourront toujours être effectuées de façon anonyme. Un principe défendu par la majorité des superviseurs au nom de la liberté d'expression.

Je m'en vais de ce pas faire suivre cet article aux professeurs de mon fils en 6 ième, qui ne jurent que par Wikipedia. Que va t il apprendre sur Napoléon ?

A suivre...

mardi, 06 décembre 2005

Symantec revoit son programme partenaire

Sym  Suite au rachat de Veritas par Symantec en juillet dernier, le programme sera entièrement refondu afin d’y intégrer l’offre disponibilité de Veritas et proposera quatre niveaux de qualification. L’éditeur spécialiste de la sécurité annoncera dans quelques semaines à ses revendeurs les changements auxquels il procédera dans son programme partenaires au printemps prochain. Les labels Registered, Silver, Gold ou Platinum seront obtenus selon un barème de points précis, en fonction, par exemple du chiffre d’affaires, des formations ou du marketing. Les extranets des revendeurs des deux sociétés seront également regroupés sous la bannière du Partnernet de Symantec, revu pour l’occasion.

vendredi, 02 décembre 2005

Le « 12 » bonnet d'âne du renseignement

Bonnet  L'Arcep, le gendarme des télécoms, a mené de septembre à octobre une étude sur la qualité des services de renseignement téléphoniques (voir l' étude).

Bilan : un mois avant l'ouverture totale du marché à la concurrence, le taux d'exactitude de ces services atteignait un taux de 87%. En dernière place, le « 12 » de France Télécom a enregistré le plus mauvais score avec un taux de 82%, identique à celui de Bouygues Telecom (le 612). A l'opposé, Orange enregistre le meilleur taux avec 94%. Entre les deux, on trouve les renseignements de SFR (le 222) avec 91%, Intercall center (3211) avec 89%, Scoot (3200) avec 85% et l'Annuaire Universel (3912) avec 84%.

Globalement, la disponibilité des services de renseignements, avec un taux moyen de 98% d'appels passés servis, est jugée « très satisfaisante ». Cette enquête servira de référence pour suivre, à l'avenir, la qualité des nouveaux services à six chiffres, de type 118 XYZ, lancés le 2 novembre. Comme quoi, la concurrence a du bon.

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